L’Association

Rapports d’activités 

Depuis février 2015, le Collectif pour une vie nocturne riche, vivante et diversifiée tente de défendre une vie nocturne de qualité pour les jeunes à Genève par le biais d’une action politique et événementielle.

Les documents ci-dessous présentent le développement historique du Collectif nocturne, constitué comme un rassemblement associatif autour d’une prise de position commune, puis devenu une véritable association reconnue d’utilité publique comptant, après trois ans d’existence, une centaine d’associations membres et une soixantaine de membres individuels.

Vous retrouverez toutes les informations concernant l’association, les associations membres et membres individuels, notre action politique et événementielle, le projet Terreau et les états financiers dans les différents rapports d’activité.

Rapport d’activité 2017

Rapport d’activité 2015-2016

 

Historique et présentation du projet

Une initiative du Parlement des Jeunes Genevois


Pour remonter à l’origine de ce projet, il faut partir d’un débat sur la vie nocturne organisé par le Parlement des Jeunes Genevois dans le cadre de Plaine de Jeunes, le premier festival des associations de jeunesse organisé par la Ville de Genève le 27 septembre dernier. En effet, ce débat révèle alors qu’il y a un consensus général des intervenants, qu’ils soient apartisans ou représentants des jeunesses de tous les partis, sur la situation actuelle en matière de vie nocturne. Le Parlement des Jeunes Genevois prend dès lors conscience qu’en tant qu’association cantonale apartisane de défense des intérêts des jeunes, il a un rôle à jouer. Bien plus que l’état actuel de la vie nocturne, c’est la tendance alarmante observée depuis plusieurs années qui incite les membres du PJG à se mobiliser. Dans un climat marqué par des actions répressives à l’égard des établissements nocturnes genevois et dans un contexte de baisse de l’offre nocturne depuis une dizaine d’année, le PJG décide de réagir. Lors de sa séance plénière d’octobre, ses membres prennent position sur cette thématique à l’unanimité et décident de lancer un appel au monde associatif afin de se rassembler autour d’une position en deux temps : la condamnation des actions répressives à l’égard des établissements nocturnes et la revendication de plus de lieux adaptés aux besoins nocturnes de la jeunesse. Parmi les conséquences dues à l’action politique actuelle, le PJG est particulièrement préoccupé par la situation des 16-18 ans qui illustre à merveille le caractère nocif d’actions répressives dans un contexte de manque d’offre. En effet, suite aux pressions et menaces d’amendes, de nombreux établissements ont relevé leur limite d’âge de 16 à 18 ans en soirée. Ainsi, bien que la loi leur reconnaisse le droit à la consommation de certains alcools, les 16-18 ans sont encouragés à faire leur apprentissage de la vie nocturne et de la consommation d’alcool en dehors du cadre des lieux de sociabilité tels que les bars.

Un rassemblement associatif autour d’une prise de position commune

Suite à l’appel du Parlement des Jeunes Genevois, des associations de jeunesse se rassemblent progressivement autour de cette prise de position exprimée en deux points : d’une part, ces associations partagent la conviction qu’en favorisant la sociabilité, la créativité culturelle, la responsabilisation des jeunes et la prévention, la diversité des lieux qui font la vie nocturne offre un cadre approprié à la culture de la nuit et à son apprentissage. Or, l’action politique actuelle qui entend régler les problèmes nocturnes principalement par la répression et les interdictions s’oppose à une vie nocturne riche, vivante et diversifiée. D’autre part, les associations estiment qu’il y a un manque d’offre adéquate en matière de vie nocturne pour les jeunes à Genève. Ainsi, un mouvement émanant de la société civile se constitue peu à peu pour défendre une vie nocturne de qualité.

Vers la création d’un Collectif associatif autonome: Le Collectif Nocturne

Fin décembre, les associations se rencontrent pour discuter des buts et des formes d’action du projet. Tout de suite, son caractère non-partisan s’impose comme un principe fondamental, le but étant de défendre l’intérêt des jeunes. Estimant qu’elles défendent une position partagée par énormément de jeunes et de moins jeunes mais très peu connue et considérée dans la presse, dans l’opinion publique et dans les sphères politiques, les associations ont l’ambition de montrer qu’il y a un consensus de la jeunesse sur ces questions nocturnes. L’enjeu principal est ainsi de constituer un front d’associations représentatives de la diversité de la jeunesse. Dans cette optique, les associations nomment un comité exécutif chargé d’obtenir une représentation associative légitime et de concevoir une charte. Le délai est fixé au 17 février, jour de lancement officiel du « Collectif pour une vie nocturne riche vivante et diversifiée ». Ce collectif associatif autonome aura pour but de faire connaître et valoir la position autant dans les instances politiques que dans les médias et l’opinion publique. En effet, les nombreuses pressions et interdictions exercées par les autorités sur le monde de la nuit se trouvent justifiées par une conception archi-dominante dans les médias et l’opinion publique qui considère la vie nocturne uniquement comme une nuisance, un facteur de bruit et de troubles. Le Collectif souhaite ainsi s’opposer à cette vision partielle de la vie nocturne en défendant une culture nocturne riche, vivante et diversifiée. Comme formes d’action, le Collectif lancera une pétition qui contiendra la prise de position, un argumentaire et des propositions concrètes adressées aux autorités. Pour appuyer et compléter la pétition, le Collectif organisera à la fin de l’année scolaire un événement festif symbolique dans un lieu nocturne éphémère construit pour l’occasion.